Chroniques music

Jeudi 17 septembre 2009


Chef d'orchestre japonaise, pianiste de formation, âgée de 30 ans, elle vient d'échouer aux portes de la finale du 51° Concours international des jeunes chefs d'orchestre à Besançon.
J'ai regardé sur le web d'ARTE les épreuves de ce concours très couru, 20 candidats au départ; c'est elle qui m'avait fait la plus forte impression, par son engagement, sa fougue et son énergie.
En la voyant conduire hier l'orchestre de la BBC, elle était danseuse, estampe et chef.







Fondé en 1951, le Concours international de jeunes chefs d’orchestre s’est imposé rapidement comme la plus prestigieuse manifestation de sa catégorie.
Annuel jusqu’en 1992, il a ensuite adopté un rythme biennal (années impaires). Alexander Gibson, Sergiu Comissiona, Gerd Albrecht, Seiji Ozawa, Michel Plasson, Zdenék Macal, Jiri Kout, Jesús López Cobos, Hubert Soudant, Sylvain Cambreling ou encore Yutaka Sado en sont quelques-uns des lauréats les plus marquants.
Répertoire classique, romantique, du XXème siècle, musique contemporaine, oratorio, opéra…
Il n’est pas un concours de direction au monde plus complet que celui de Besançon, c’est un véritable marathon pour les candidats autant que pour le public.
Près de deux cent cinquante candidats d’une cinquantaine de nationalités se sont inscrits pour les épreuves de présélection à Besançon, Montréal, Berlin, Pékin et Tokyo.
Vingt d’entre eux sont admis aux épreuves avec orchestre à Besançon. Un seul remportera le Grand Prix !



Par hervé pizon
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Mardi 8 septembre 2009

Formidable concert retransmis en direct sur le web d'ARTE dimanche dernier ! C'était rock & jazz new yorkais dans le cadre de Jazz à la Villette.
Je me suis amusé à prendre des photos de l'écran :







Le concert dans sa totalité sur ce lien

Don Byron  clarinette, saxes
Jennifer Charles  chant
Oren Bloedow  guitare
Sarah Murcia  contrebasse
Ed Pastorini piano
Kenneth Salters  batterie

Et deux extraits en vidéo pour (re)découvrir :







> liens vers les Myspace d'elysian fields et de don byron




Par hervé pizon
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Samedi 15 août 2009



Pour moi, une très grande voix, la grande voix : un contre-ténor français -attention pas un haute-contre * - quasi oublié depuis sa mort en 1988, à 42 ans.
(Comme il m'a donné envie de chanter !) Je ne l'ai jamais entendu en concert, hélas.
Découvert par hasard, un CD dans une médiathèque, la première fois que je l'ai entendu, c'était dans les Cantates de Buxtehude (cf Nichts soll uns scheiden dans la playlist), plutôt rigides, mais dans lesquelles son timbre doux survole.
Ecoutez-le, simplement.


* le contre-ténor chante en fausset, c'est-à-dire en voix de tête, le haute-contre utilise une voix mixte tête et poitrine.









Par hervé pizon
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Lundi 3 août 2009
Chantez !
Le son est moyen, la chanson d'amour et les paroles sous la vidéo !




"Furtunatu"
Chitarra è seconda : Ghjuvan-Petru Pieve.
Bassu : Ghjuvan-Petru Sabiani.
Terza : Benedettu Sarocchi.



U più chè so innamuratu
E quella di to capelli
Li to ochj tanti allegri
Scmiscenu li zitelli
Ma à dilla franca è chjara
Eo so unu di quelli

A Dumènica la mane
Quande tu esci cambiata
Da fresteri e paisani
Da tutti si rimercata
Tutt'onugnu si dumanda
Di qual' sei innamurata

A mio ricca di statura
Bianca e rossa di culori
A guardati pari un fiore
A parlati incanti u core
Bellu contentu sara quellu
Chi cunt'te farà l'amore

Vogliu scrive lu to nome
Da sopra tutte le stelle
In paese ùn ne nasce
Cume tè belle zitelle
Furtunatu sara quellu
Chi ti metterà l'anellu

Furtunatu sara quellu
Chi ti metterà l'anellu


Par hervé pizon
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Samedi 1 août 2009

découverte cette nuit -je sais peu d'elle encore- irlandaise,  folk song, pop rock ou jazzy, j'aime beaucoup.
un titre en écoute sur mon Myspace "Lame dog"
... et j'en mettrai d'autres : "Ghost inside", "My dream of you" pour la clarinette et les ambiances... et deux vidéos ci-dessous, la première, en concert, une reprise "Go Down Easy" de John Martyn et le clip de "Satin shoulder" :










liens :
son Myspace Rebecca Collins
son site web



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Par hervé pizon
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Lundi 25 mai 2009

A la source de la Tille en des eaux jaillissantes -aqua saliva- à l’écume de l’amour, des baisers et des larmes, médiévale allongée au creux du vallon vert là où les buissons d’aubépines blanches sont gonflés de cette sève de mai : Murat en concert à Salives, vendredi 22 mai. Murat, à entendre du donjon la douce complainte, troubadoure alerte en échos lointains toujours réinventés, bruissements du chêne doré perché sur le muret à côté de L’abreuvoir, petite salle de 200 places plantée dans le corps d’un bâtiment ancien, cet écrin qui sied si bien à Tristan. Ballades sombres ou lumineuses, salive mêlée à la terre dont la rare ami, amour, amant. Et drôle en parenthèses à inventer chanter le tube de l’été "grossen grut" sur disco belge, pour ne pas "s’auto-déprimer" ; Murat monte en puissance, le jaguar donne le ton, en verve, féroce, mutin enragé contre la fabrique des sots, du faux, les purins d’idéaux et le facteur : "le cours ordinaire des choses me va comme un incendie."



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setlist
01. mousse noire
02. l’hermine
03. l’amour en fuite
04. brûle-moi
05. ami, amour, amant
06. caillou
07. dame souveraine
08. l’au-delà
09. taormina
10. si je devais manquer de toi
11. tel est pris
12. yes sir
13. royal cadet
14. les jours du jaguar
15. comme un incendie
16. l’examen de minuit

ps : lien vers ma chronique du concert de Besançon
Par hervé pizon
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Mardi 19 mai 2009
J’ai égaré les notes prises lors du concert de Murat au théâtre musical de Besançon : la setlist et quelques indications, un mot par chanson, lequel ? L’ouvreuse zélée m’avait reproché d’éclairer de mon téléphone -dirigé au sol- l’enveloppe griffonnée avec précaution durant le concert !
"L’imposible amour entre Tristan & Yseult, d’où nous vient ce gôut du malheur ?" avait-il défini à sa façon cette quête, lors de la sortie de l’album Tristan.
Ca démarre à l’heure et en ballades dans les cavernes et pénombres intimistes, avec Mousse noire. La chanson est enchaînée très vite L’Hermine avec une longue intro à l’harmonica, un refrain chuchoté frissonnant, pas éructé : "de rage, je dis I wanna kill you..."
Puis L’amour en fuite.
Tiens ! Brûle-moi de l’album Dolorès.
Chante bonheur, beauté incantée, l’amour va passer.

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Plus rock, plus de lumière sur le plateau, saturés, Caillou, Taormina, l'Au-delà.
Où est tu amour ? avec réverb et écho, complaint aux messagers des anges ou à l’onde diffuse.
Un standard : Si je devais manquer de toi.
Tel est pris, en conclusion de Tristan : "tel est pris au bonheur, bonheur, tel est pris au malheur d’aimer, yeah, yeah."
L’examen de minuit de Baudelaire-Ferré.
Yes sir (inédit). Yes !
Royal cadet, toujours aussi belle chanson, l’une des inombrables perle des faces B des albums de Murat.
Comme un incendie (inédit) chef d’oeuvre absolu, rouge brûlot. brûlé. Marqué au fer rouge, moi, de la chanson.
Les jours du jaguar, entendu 1000 fois et toujours réinventées puissance et souplesse du fauve.
Et un inédit, joué pour la première fois à Besançon... la régie ne connaît pas, pas de setlist, ça change tous les jours ils disent.
Il a dit durant le concert la ville est belle, ici les filles sont belles. Je me sens midinette. J’aime la ville où je suis né. Je me rassure avec lui quand il lance les habitants de Besançon ne sont pas des Besancenot (bisontins).
Je me sens petit. J’ai bredouillé merci et trois mots à sa sortie, disponible, intimidé et souriant, j’ai happé Alain Bonnefont sur le trottoir, quelques minutes avant l’averse.

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J’ai vu le plus beau concert de ma vie. Celui que je voulais entendre : il y avait des arbres élancés, des fleurs des champs, des trottoirs usés et des wagons. Comme une clareté, sa voix. Ou comme l’ombre des flammes, guitares.

P.S. : je suis content, j’ai retrouvé mes notes ce matin juste avant les 12 coups de midi. c’est en grande partie illisible, je n’arrive pas à me relire, et pour le reste...



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Par hervé pizon
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Mardi 20 mai 2008

 L’impossible amour, le bonheur, le désir, le plaisir, la souffrance, de l’éternel l’amour, "où es-tu amour" ? "Flot amer au gosier d’amant", triste, tant, et Yseult, Chante bonheur, choral : "Chaque jour, chaque jour passé est un jour de bonheur de gaieté..."

"Par le coeur
De ton aimée
Tout sépare le bon grain
De l’ivraie
Par son âme
De pur-sang
Tout cavale
Contre l’armée
Du temps."


Hors du temps, le chef d’oeuvre fait et joué des mains de l’artisan devenu maître, tailleur de pierre des mots, pur comme les voix d’enfants, scandé comme les pas sur le trottoir de celle qui s’éloigne sous la pluie, épuré, du style roman, éropudique, "à la porte dorée" du coeur et à l’autre porte, synthèse du Murat de la lumière de l’âme, de l’amant ruisselant, des mystères de l’amour, guitariste, mélodiste, poète et chanteur, à la voix sublime.
C’est beau à en pleurer d’entendre "I wanna kill you all", entêtant comme le parfum du lys étincelant "incline amour", et au-delà encore, essentiel à moi, comme le final ouvert comme un cri, guitare blues, de "il faut s’en aller", oui,
rien à ajouter, ou peut-être, certainement, un peu plus tard, je dirai encore.


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Jean-Louis Murat
Tristan
Scarlett, V2 Music, 2008.

1. La légende dorée
2. L’amour en fuite
3. Mousse noire
4. L’hermine
5. Chante bonheur
6. Tel est pris
7. Les voyageurs perdus
8. Dame souveraine
9. Il faut s’en aller
10. Marlène

Par hervé pizon
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Mardi 20 mai 2008

Difficile de parler d'une œuvre sans se livrer au jeu des influences. J'en vois deux essentielles : gini influence régis alias oomiaq et vice-versa, l'illustration au trait. Sinon, pour le reste, j'ai écouté attentivement et j'ai entendu la langue, je veux dire toutes les langues, la voix, c'est-à-dire la respiration, le cri, le silence, le chant, le jeu, les sanglots, l'enfant, tous les enfants vivre, ou, si jeunes pour mourir, l'eau, les ruisseaux, la pluie, tous les objets ou les choses qui ont une mémoire, les cailloux, les galets, les clochettes, les boîtes à musique, le verre qui tinte, le disque rayé, tous les animaux en chanté en rythme, oiseau, grenouille, chouette un hibou, cigale et, bien sûr, les chevaux, les arbres, la montagne, la mousse et les fleurs, nombre d'instruments joués ou évoqués en sus des précédents déjà nommés, violon, trompette sans tambour, percussion sans trompette, harpe, kora, guitare et synthés, des musiques en ballade et en balade, country, bohème, flamenco, tango, samba, rock, d'extrême-orient, de zanzibar et d'ailleurs, et, j'en oublie.
J'ai acheté deux disques et j'ai entendu tout ça de mes oreilles, et bien plus encore, et peut-être moins, ce que ma mémoire, ma perception et mes sens me dictent, merci, je vous embrasse gini et régis.

Il n'est jamais trop tard, milenka and the pyramids :

disque en achat sur leur page ou dans les Boutiques sonores

http://www.myspace.com/milenkathepyramids

       
Par hervé pizon
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