Rephair cheveu traité et abîmé ou Body-max cheveu fin et fragile.
Non, pas de shampoing, les cheveux ont été lavés ce matin. L’apprentie passe le balai rapidement, le sol est impeccable.
Du fauteuil, par le truchement des miroirs, c’est la galerie des glaces : cheveux plats, souples, crépus, ondulés. Aile de corbeau, auburn, poivre et sel. Rebelles, en bataille, hirsutes...
La vitrine promet pour elle et lui. Le plafond tendu est brillant.
Un café ? Oui, merci !
Il ferme les yeux et écoute la princesse aveugle.
Du pied, la coiffeuse trace des ellipses sur le carrelage.
Tapis de danse noir couvrant la scène devant le décor, rideaux noirs à l’allemande contre les murs, frises et fond noir, rideau d’avant-scène.
Parler, crier, ressasser : Theater. Plaies, cicatrices sur la peau.
Apaiser aussi.
Le tragique du monde est dans le tragique des corps. Tanz.
L'obsession des mouvements amples et fluides des bras, geste répété jusqu’à l’infini.
La coiffeuse coupe. Les danseuses agitent leurs longs cheveux en cascade. Parfois, elles s’arrachent les cheveux.
Elle, un chignon. Egérie, prêtresse, déesse. Rien ; au-delà.
Le haut du corps, toujours. Et le pied d’Iris.



