Mercredi 22 avril 2009
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"je lui dirai..."
cliché hervé pizon
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Dimanche 19 avril 2009
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Par hervé pizon - Publié dans : Hommage
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Dimanche 19 avril 2009
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Par hervé pizon - Publié dans : Images
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Lundi 13 avril 2009

Le bras d'elle

Si fine brindille

Accrochée à lui

Nez en l'air

La ruelle aux pigeons

Vite avalée

Et bientôt

La rue de nuages

 

De mèche avec la pluie battante

Le baiser

En connivence submergée

 

Têtes penchées

En collusion ouverte

Offertes au propos

A bâtons rompus

Sans s'épancher

Ou si peu

Sur l'artère connue

De ses enjambées seules

 

De mèche avec la pluie battante

Le baiser

En connivence submergée

 

Il s'est tu

Il sent chacun des vaisseaux

Distribuer de son coeur

Le sang dans toutes

Les parties du corps

Pas d'effusion

Pluie et baisers au square

Juste les visages inondés


De mèche avec la pluie battante

Le baiser

En connivence submergée


Les caniveaux dégorgeant

De feuilles caduques

S'improvisent urbains

Ruisseau ou lac

Et un peu plus tard

La main d'elle

Comment dire sa main

Dans la chambre ?


De mèche avec la pluie battante

Le baiser

En connivence submergée


Ultérieurement

Les corps enfouis

Leurs racines

Les tintements de l'averse

Dévalent les toits

De tuile en gouttière

Se jouant de tout

Avec hardiesse


De mèche avec la pluie battante

Le baiser

En connivence submergée


Les corps tendus

Et de lui en elle

Leur fou rire

Met définitivement en pièces

La nuit muette.

Par hervé pizon - Publié dans : Sing sing
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Lundi 13 avril 2009


le lierre recouvre

pied et bas du tronc

arbrisseau

lien

persistant

herbe de Saint-Jean

abandon

linéament

le lierre meurt où il s'attache


le lierre recouvre

pied et bas du tronc

fruits charnus

ombelles

ornement

lisière des sentiments

parangon

dénuement

le lierre meurt où il s'attache


le lierre recouvre

pied et bas du tronc

sans manteau

liane nue

arborescent

clairière des amants

buisson

firmament

le lierre meurt où il s'attache


Par hervé pizon - Publié dans : Sing sing
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Samedi 11 avril 2009

J'entends

l'orage déchirer

la cime de l'arbre

bris du carreau

sur la pierre façonnée

infiltration

par le joint de mastic fissuré.

J'entends

l'orage cesser :

du talus

l'eau ruissele

en torrents clairs

dans la cour ravinée

la lumière

et l'humus.

 





Par hervé pizon
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Vendredi 10 avril 2009

A cette heure, le soleil orange se pose sur les toits, alors, à apprivoiser le contrejour, les yeux accomodent. Annonce d'un léger retard : il sent des milliers de fourmis courir sur ses jambes. Régime pamplemousse pour passer au 38 taille  basse, la conversation de la table voisine frappe ses oreilles. Il en sourit. Pour y échapper et se donner la convenance qui sied, il se concentre sur les bruits plus lointains de la terrasse, la peau de serpent du platane et l'entrelacement des racines soulevant le bitume, la sensibilité de l'enveloppe du corps.

 

Il pense amusé on repère vite et aisément la personne attendue, même au milieu de l'agrégat d'une foule compacte. Il aime par-dessus tout cet instant précis durant lequel le désir donne une acuité à nulle autre pareille : la conscience aigüe d'exister pour soi, la capacité de discerner deux points distincts.


Comme une boucle, rendez-vous en lieu et heure identiques, là où quelques mois auparavant, elle l'embrassa -il était en équilibre sur sa chaise- une première fois ; ses cheveux tourbillons couvraient son regard et leurs bouches sentaient le citron et le café.

Par hervé pizon - Publié dans : L'avenue
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Jeudi 9 avril 2009


Quelques empreintes se mèlent aux coulures de peinture, impressions et passes successives.

La buée est formée de gouttes infinies sur le carreau à mastiquer ; la crémone est grippée.

Cartons luges : les enfants glissent aux éclats en dévalant le talus piste noire !

Du mur en pierres sèches pousse la treille bancale qui soutient les raisins à croquer.

Pommier du Japon, ronces et orties, les humbles.


Et plus loin, en lui ?

L'herbe, toujours plus verte.

Par hervé pizon
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Lundi 6 avril 2009

Nez levé.  Fatigué. De guerre lasse, j'abandonne le travail que je n'ai pas commencé, le repousse aux lendemains qui chantent : un merle moqueur, une hirondelle ne fait pas le printemps.

Tiens, l'herbe a poussé si vite qu'elle a entièrement recouvert le jardin et le bidon rouge récup' empli d'eau de pluie jusqu'à la gueule est comme une île forteresse au mileu du champ.
Encore une branche cassée. Je ne l'avais pas remarquée, pendante le long du tronc.
A chaque hiver, accablé -mal du pays-, le cèdre ploie sous le poids de la neige puis l'étau du gel rompt ses os.
Les écureuils, qui n'y connaissent rien en géopolitique, s'accomodent fort bien des chicots du manchot libanais.
Au loin, l'église ferme le paysage, clocher cloué au ciel. Elle n'a d'atout et attrait que son nid de guêpes : les piqueuses essaiment toujours juste au-dessus de l'entrée, intimident les enfants au retour de l'école et les rares fidèles s'y pressant.
Ding dong toutes les heures.
Par-dessus le talus abrupte, toutes les heures.
En pensées, belles primevères.
Gamberge, sureau. Aubépine.



à E.G.
Par hervé pizon - Publié dans : Les vignes d'elle
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Jeudi 2 avril 2009



Peau moite, cheveux collés sur le front, la salive abonde. La bouche grande ouverte laisse entrevoir toute la dentition et les sanglots se mêlent aux cris.
Chanter/Perdre patience/Crier.
Contenir les mouvements saccadés, incontrôlés.
Pieds nus sur le carrelage.
Dents jeunes dans chair molle.
Répit, refuge des bras.
Plus tard même l'enfant sourit.
Par hervé pizon - Publié dans : Histoires de famille
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