Mercredi 19 août 2009











Par hervé pizon - Publié dans : Histoires de famille
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Dimanche 16 août 2009

Quelques jours déjà sans pluie, sans les compter : siestes sur le sofa et l’herbe, rondes comme sommeil de l’enfant, du chat, et stylo mâchonné regard en fuite par-dessus tout. La nuit, ça pique les épaules. A dormir, ou pas, sur le ventre, mieux, sans drap pour ne garder en sensation que la chaleur, sans le picotement.
Le matin, Jeanne enfile un gilet gris pour couvrir les frissons, fait les courses à l’épicerie du village : pain, fruits et légumes frais, sourires, vin rouge de pays. Une brève halte au café, sur la place pas plus grande qu’une clairière.
Sur le chemin du retour, aujourd’hui comme hier, Jeanne a ôté son gilet. Par à-coups, le vent s’engouffre dans ses cheveux, balance sa mèche -elle la remet derrière l’oreille, mais jamais d’un geste machinal- qui toujours retombe sur l’oeil.
A la maison, vite se désaltérer d’un café chaud et d’un grand verre d’eau empli à ras bord; puis écrire, à l’ombre du feuillage projeté au sol entre fourmis et pieds nus. Les mots cognent le crâne, frappent les mains, se déforment en silence, parfois se brisent contre la table ou les chaises. Sur la soucoupe, le chocolat noir a fondu. Maintenant, le soleil brûle la peau.


Par hervé pizon - Publié dans : L'orage, été
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Samedi 15 août 2009



Pour moi, une très grande voix, la grande voix : un contre-ténor français -attention pas un haute-contre * - quasi oublié depuis sa mort en 1988, à 42 ans.
(Comme il m'a donné envie de chanter !) Je ne l'ai jamais entendu en concert, hélas.
Découvert par hasard, un CD dans une médiathèque, la première fois que je l'ai entendu, c'était dans les Cantates de Buxtehude (cf Nichts soll uns scheiden dans la playlist), plutôt rigides, mais dans lesquelles son timbre doux survole.
Ecoutez-le, simplement.


* le contre-ténor chante en fausset, c'est-à-dire en voix de tête, le haute-contre utilise une voix mixte tête et poitrine.









Par hervé pizon - Publié dans : Chroniques music
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Mercredi 12 août 2009


lancez le player !


mu
sique Vertigo
texte et voix (une prise une seule) Hervé Pizon




   Quelle est cette épreuve
   Ce désert vert
   De mon point de vue
   Où vont tes pas
   De même ton ombre douce
   Dis-moi encore
   Sur toi où sont mes bras ?

   Quel est ce mirage
   Ce puits ouvert
   Ton panorama de draps
   Où dors-tu
   De même ton ombre douce
   Dis-moi encore
   Sur moi où sont tes bras ?

   Quelle est cette traversée
   Ce chenal vers
   La route aux poissons
   Où nages-tu
   De même ton ombre douce
   Dis-moi encore
   Sur toi où sont mes bras ?

   Quel est ce souffle
   Ce corps couvert
   De terre poussière
   Où vas-tu
   De même ton ombre douce
   Dis-moi encore
   Sur moi où sont tes bras ?

   Dis-moi encore
   Des écailles
   Du renard
   Dis-moi encore
   N’importe quoi
   Que ça va
   Aller
   Je suis là.


Par hervé pizon - Publié dans : Sing sing
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Lundi 10 août 2009



l'arbre noueux,
dit en une prise une seule par Zanzibar
improvisation oud Abder
écrit par Hervé Pizon
réalisé par Vertigo

note : lancez le player !



De l'arbre noueux au tronc creux, on distingue parfaitement bien le chemin au départ courbe, lisse et vide menant, c'est selon, nulle part ou à l'infini, et la source bleue crache ses eaux serpentant entre la végétation rivulaire et les bois morts. Les mousses ourlent les berges de part et d'autre érodées, les odonates sommeillent accompagnés des oiseaux de nuit, et le poisson me fait un clin d'oeil.
Pourquoi, de ce point de vue précis, la mélancolie s'invite-t-elle irrémédiablement au festin ? Sur ces agapes, je suis le chemin pieds mouillés d'avoir préféré arpenter les bas-côtés au halage désormais goudronné en guise de concession aux cyclistes. Transi et souffle court, je ne parviens pas à semer le froid éloquent collé à mon ombre malgré le ressort des grandes enjambées et les embardées de gauche à droite.
Le vert des prés me transperce de beauté et réchauffe au pied de la lettre. Au gré des haies en taillis tachetées de baies, quelques percées sombres ouvrent autant de passages dérobés précieux aux lapins. Un peu plus loin, un rendez-vous marqué d'une croix sur un pilier, quelque chose d'enfantin se joue sur le chemin : je sens ta présence, je compte mes pas de zéro sur le chemin à l'infini. Un message de toi. Le chemin mène à l'infini. Je suis le chemin. Je bats chemin.



Par hervé pizon - Publié dans : L'avenue
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Dimanche 9 août 2009




Demain, on jouera aux pirates.
On aura une jambe de bois.
D'une allumette ou deux, on coincera les écluses.
Avec un requin-marteau, on coulera les bateaux en plastique des touristes rose crevette.
Et on volera leur trésor.
Après, on pêchera un silure grand comme une voiture, des perches arc-en-ciel.
Ronron, le poisson-chat.
Même, on fera une chorale de baleine à bosses.


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Par hervé pizon - Publié dans : Histoires de famille
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Vendredi 7 août 2009







ps :  j'ai voyagé avec :
Juliette Binoche
Jean Rochefort
Sarko
lien

Par hervé pizon - Publié dans : Je voyage
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Mercredi 5 août 2009


Photobucket

cliché hervé pizon





Par hervé pizon - Publié dans : Images
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Lundi 3 août 2009
Chantez !
Le son est moyen, la chanson d'amour et les paroles sous la vidéo !




"Furtunatu"
Chitarra è seconda : Ghjuvan-Petru Pieve.
Bassu : Ghjuvan-Petru Sabiani.
Terza : Benedettu Sarocchi.



U più chè so innamuratu
E quella di to capelli
Li to ochj tanti allegri
Scmiscenu li zitelli
Ma à dilla franca è chjara
Eo so unu di quelli

A Dumènica la mane
Quande tu esci cambiata
Da fresteri e paisani
Da tutti si rimercata
Tutt'onugnu si dumanda
Di qual' sei innamurata

A mio ricca di statura
Bianca e rossa di culori
A guardati pari un fiore
A parlati incanti u core
Bellu contentu sara quellu
Chi cunt'te farà l'amore

Vogliu scrive lu to nome
Da sopra tutte le stelle
In paese ùn ne nasce
Cume tè belle zitelle
Furtunatu sara quellu
Chi ti metterà l'anellu

Furtunatu sara quellu
Chi ti metterà l'anellu


Par hervé pizon - Publié dans : Chroniques music
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Dimanche 2 août 2009

Le quai hurle; les voyageurs pressés s'y bousculent, s'engouffrent épaules ployées et valises béantes dans les wagons enflés.
Une jeune femme a déchiré son billet puis l'a jeté au sol. Dans sa tête, un hautbois joue. Un hautbois joue contre sa joue : la pression des lèvres et des mâchoires sur la anche de roseau. Et ce souffle chaud.
Au couchant, le soleil est comme une boursouflure sur le toit de verre de la gare.


Par hervé pizon
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